L’agriculture régionale
Quelques caractéristiques propres bien marquées
Les 1 068 000 ha de la superficie agricole utilisée (SAU) représentent
38,5 % d’un territoire régional de 2 776 000 ha, contre
54% au niveau national ;
Au sein même des exploitations agricoles, le territoire agricole non cultivé est beaucoup plus important dans la région (12.7 %) qu’en moyenne en France (4,6 %).
Le vignoble, à lui seul, couvre 27,5 % de la SAU : 36 % dans l’Aude et le Gard, 52 % dans l’Hérault, 41 % dans les Pyrénées Orientales, quasiment absent en Lozère.
La production de l’agriculture languedocienne s’élève à 2 220 millions d’euros en 2005 (comptes de l’agriculture), dont 38 % pour les vins (dont un tiers en vins AOC), 16 % pour les fruits, 22 % de maraîchage et horticulture et 11,5 % de produits animaux.
Le Languedoc-Roussillon produit 30 % des vins français.
En 17 ans, entre les recensements agricoles de 1988 et 2005, le nombre
des exploitations agricoles a baissé de 48 % passant de 68
800 à 35 800. Les 2/3 des exploitations présentent une
vocation viticole.

- L'occupation du territoire
- La part prépondérante de la viticulture
Les principales AOC du Languedoc

(Cliquez pour agrandir)
Région Languedoc Roussillon / IGN BD CartoEn Languedoc-Roussillon, les surfaces plantées en vignes se contractent presque continûment depuis 1976 pour atteindre un palier d’environ 300 000 ha à partir de 1996. En 2005, on estime la surface plantée en vignes à 293 000 ha.
Le Languedoc-Roussillon demeure donc la première région française par la surface et le volume de production viticole. Elle est également la première région productrice de vins, jus et moûts avec, en 2005, une production viticole de près de 16 millions d’hectolitres soit près d'un tiers de la production viticole française.
En l'espace de 20 ans, la viticulture languedocienne a vécu une véritable révolution.
Les AOC du Languedoc naissantes en 1988, ont atteint aujourd'hui une bonne notoriété ; de même les notions de vins de pays et de cépage ont connu un très gros essor.
Dans le même temps, le vignoble aura perdu plus de 50 000 ha de vignes ( plus de 100 000 ha sur 30 ans) et près de 30 000 exploitations.
Un intense travail de restructuration du vignoble a été accompli. C'est ainsi que les efforts de réencepagement ont permis un taux de cépages dits aromatiques de 55% contre 28% en 1988.
- Fleurs, fruits et légumes

En 2005, 11 900 ha sont consacrés à la production de légumes, 300 ha à celle des fleurs et des plantes ornementales et 3 200 exploitations cultivent 24 500 ha de vergers. - Grandes
cultures
La Politique Agricole Communautaire induit les évolutions. L'Aude et le Gard sont les 2 départements céréaliers principaux, mais la progression la plus forte s'est produite dans l'Hérault du fait des arrachages des vignes.
La production de blé dur (2/3 des superficies en céréales) est de 336 000 tonnes et représente 16,5 % de la production nationale. - Filières animales

Les filières animales sont essentiellement présentes en Lozère, mais également dans les hauts cantons des autres départements et dans l'ouest audois.
Le cheptel régional se répartit de la manière suivante : - Les effectifs des bovins augmentent de 8,5 % de 2000 à
2005, pour atteindre environ 205 000 têtes.
Le troupeau de vaches laitières a sensiblement diminué (-8,5 %), celui de vaches allaitantes également mais dans de moindres proportions (-1,3 %).
Avec 140 000 animaux, la Lozère abrite plus de 60 % du cheptel bovin de la Région. - Le troupeau ovin (dont 30% est destiné à la production
de lait) chute de 7 % en 5 ans.
Le troupeau de Lozère, avec ses 54 % du total régional, reste de loin le plus important. - L'élevage porcin est essentiellement présent dans l'Aude.

