LE DROIT DE PREEMPTION
  i Un droit peu exercé et très encadré Objectifs
  Champ d'application Exceptions


Un droit très peu exercé et très encadré

Le droit de préemption institué par la loi du 8 août 1962 permet aux SAFER de s'opposer à la réalisation d'opérations contraires aux orientations définies dans les plans d’orientation agricole.

Un droit très peu exercé :

En 2002, le nombre de préemptions réellement engagées sur la Région Languedoc Roussillon concerne moins de 0,5 % des transactions réalisées.

Un droit très encadré par le législateur :

Il faut d'abord que le bien soit préemptable . En effet, de nombreuses exceptions existent, soit du simple fait de la nature des biens, soit du fait de la qualité des acheteurs ou de leur projet. Ces exceptions, pour autant qu'elles soient réelles, peuvent s'opposer à toute initiative du titulaire du droit de préemption.
Ensuite la motivation de l'intervention doit correspondre au moins à l'un des objectifs figurant à l'article L 143-2 du Code Rural (voir la liste de ces objectifs).

Enfin la procédure de mise en action très précise doit respecter un cheminement extrêmement rigoureux sous peine d'être invalidée..

Non exclusif de l'agriculture, il bénéficie aujourd'hui d'une extension de son domaine d'application à la défense de l'environnement.