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Principes fondamentaux
Le
législateur et la profession agricole ont mis en place des principes
qui aujourd'hui encore restent fondamentaux dans l'action des Safer.
L'action de la Safer est régie par les principes suivants:
la
transparence. une politique de développement équilibré
des exploitations et d'installation ne peut se concevoir sans une totale
transparence : sur les prix, les projets en présence, via la publicité
légale et l'appel de candidatures, la procédure de la Safer,
les critères de choix du comité technique et du conseil
d'administration. Cela souligne l'importance de l'existence du droit de
préemption, concourant à cette transparence, même
s'il est peu utilisé.
la
concertation locale : elle est le complément nécessaire
de la transparence, à laquelle elle contribue. Les acteurs locaux
au niveau du canton et de la commune doivent être associés
aux débats, à condition de n'exclure personne. Le syndicalisme
joue un rôle déterminant. Il convient d'apporter à
l'échelon local une information complète et rigoureuse et
de lui expliquer les choix ultérieurs. Cette règle s'applique
aujourd'hui à d'autres sujets que le foncier : droits à
produire, préretraite.
la
qualité des prestations et l'écoute des projets. La
gestion collective de l'attribution de moyens de production ne trouve
pleinement son sens que si :
- les arbitrages apportent, à l'agriculture locale et pour la
mise en oeuvre des priorités départementales, une solution
meilleure que des situations incontrolées (installer un jeune,
restructurer plusieurs exploitations) : cela doit pouvoir se mesurer
dans les comptes-rendus d'activité de la Safer, de la Commission
Départementale d'Orientation Agricole ou des répertoires
à l'installation.
- tous les projets en présence, toutes les demandes, même
celles qui n'ont pas été retenues, font l'objet de la
même considération et du même intérêt
de la part des conseils d'administration et des comités techniques.
Un projet écarté aujourd'hui doit pouvoir être retenu
demain, en inscrivant l'action dans le temps.
le
rôle de la profession agricole, de l'administration et des services
techniques. Il appartient à la profession agricole et aux
représentants des actionnaires de la Safer de définir, au
sein du conseil d'administration et dans le cadre légal, les orientations
politiques de l'action et, dans chaque département, de contribuer
aux décisions en animant un débat transparent.
Les
représentants de l'Etat veillent à la légalité
des opérations, au respect des priorités des politiques
nationales ou départementales et à la cohérence des
actions.
Les techniciens de la Safer collectent le maximum d'informations utiles
aux décisions, instruisent toutes les demandes de façon
équitable et transparente et font des propositions d'aménagement
ou de répartition susceptibles d'améliorer l'impact des
interventions.
Ces principes fondamentaux ont fait la force de cette action collective
et volontariste. Ils ont permis à l'agriculture française
de se doter de structures foncières performantes.

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